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Librairie Tison - Le Chambon-sur-Lignon

Les guerres de Religion entre Velay et Vivarais sous le règne d'Henri III 1574-1589

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Les guerres de Religion entre Velay et Vivarais sous le règne d'Henri III 1574-1589
Année 1575, le pouvoir royal se montre toujours incapable d’établir la paix et d’accorder des droits aux protestants : il y a ainsi un seul lieu de culte protestant pour tout le Velay, à Saint-Voy ! Peu à peu il finit par approuver, à demi-mot mais cela suffit, une « solution terrible»: l’éradication des rebelles à sa politique d’unification religieuse, la ruine des villes dans lesquelles s’abritent les hérétiques, afin d’obtenir de force leur mort, leur conversion ou leur exil. Ceux-ci sont massacrés à Paris lors de la Saint-Barthélemy, puis en province. Au Puy-en-Velay, le chroniqueur Jean Burel relate un massacre tardif en 1574 à mettre à l’actif du farouche baron ligueur Saint-Vidal, gouverneur militaire du Velay puis du Gévaudan. Tout au long de ces années, on assiste à la montée en puissance d’un extrémisme religieux, exclusif, purificateur, implacable, sourd à la voix des innocents. La « Sainte Ligue catholique » sera assez puissante pour assassiner le roi Henri III en août 1589 afin de mettre à sa place un « roi ligueur ».
        Les nouvelles recherches d’Alain Debard couvrent la période 1574-1589 coïncidant peu ou prou avec le règne d’Henri III. Parallèlement l’ouvrage souligne la lutte que mènent contre l’extrémisme religieux, protestants et catholiques tolérants, « humanistes » et parmi eux l’évêque du Puy, qui finiront par l’emporter bien plus tard, grâce à Henri de Navarre en 1598, sur un champ de ruines.
        En définitive, seules les Lumières, la Révolution française et la République viendront à bout de ces idées terrifiantes. Mais l’histoire se déroule dans une sorte de continuité que révèlent de mortelles répétitions. Les rouages qui alimentent la haine de l’autre, l’exclusion doivent être distingués – il y a des signes précurseurs, certains hommes de pouvoir l’attisent et s’en servent par ambition personnelle, comme l’ont si bien fait les Guise au XVIe siècle – et il faut les combattre indéfiniment. « Tout s’en va, tout revient, éternellement roule la roue de l’être » écrit Nietzche.